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L'ostéopathie

L'essentiel sur l'ostéopathie  (par Dr Corinne Tutin)

Née aux Etats-Unis, l'ostéopathie existe depuis plus d'un siècle dans ce pays. En France, sa pratique s'est surtout étendue depuis une vingtaine d'années profitant de l'engouement pour les médecines douces. Zoom sur une profession bénéficiant d'un nouveau cadre légal.

 

 

 

 

Le mot d'ostéopathie dérive d'ostéon (os en grec) et de pathos (affection). Rien d'étonnant donc à ce que ce terme désigne une médecine manuelle, où le squelette joue un grand rôle.

Définition et principes de l'ostéopathie

Pour les ostéopathes, les différentes structures du corps ont la capacité de se mouvoir en toute liberté. Lorsqu'une perte de mobilité apparaît au niveau des muscles, des viscères, du crâne ou des enveloppes (fascia), des symptômes surviennent. L'ostéopathie est, selon ses adeptes, à la fois une science et un art. Elle part ainsi de la structure corporelle dont la mécanique est altérée pour corriger le désordre en cause et mener l'organisme à l'auto guérison. A la fois préventive et curative, cette médecine manuelle vise à rééquilibrer les structures ostéo-articulaires et viscérales qui ont perdu leur mobilité. Elle considère en effet que toutes les parties du corps sont reliées entre elles.

A noter aussi l'existence d'une ostéopathie crânienne, dont on doit la naissance à William Garner Sutherland. Cette forme particulière d'ostéopathie, dont la pratique repose sur la palpation des os du crâne, est parfois décriée par les autres ostéopathes.

Un peu d'histoire

L'ostéopathie a été fondée en 1874 par un médecin américain, le Dr Andrew Taylor Still, à partir de concepts tirés de la médecine antique grecque et égyptienne ainsi que de la médecine de la Renaissance. Le Dr Still formule le postulat selon lequel "la structure gouverne la fonction", l'idée étant que la conservation de la santé met en jeu un équilibre de la charpente osseuse, cette dernière assurant à son tour le bon fonctionnement des systèmes nerveux, musculaire et circulatoire.

L'école britannique d'ostéopathie sera ensuite créée en 1918 à Londres par un élève de Still, John Martin Littlejohn. En France, cette pratique restera confidentielle jusqu'aux années 1950 et 1960, années durant lesquelles le Syndicat national des ostéopathes sera fondé. L'engouement pour cette médecine manuelle débutera véritablement dans les années 1970.

Comment se pratique l'ostéopathie ?

Pour établir son diagnostic, le praticien ostéopathe doit déceler où se situe la "lésion ostéopathique" en analysant la mobilité des différentes structures corporelles. Le traitement repose sur des techniques de pression et d'élongation, ainsi que sur des manipulations vertébrales et parfois crâniennes.

Les pathologies concernées sont variées et ne se limitent pas aux affections de la colonne vertébrale comme la sciatique, le lumbago, le torticolis, les douleurs d'épaules, de côtes, les maladies de l'appareil locomoteur comme l'arthrose, les conséquences des traumatismes... Les ostéopathes prennent, en effet, aussi en charge des problèmes aussi divers que les maux de tête ou les vertiges, l'anxiété, les troubles du sommeil, l'asthme, les colites, les "petits maux" liés à la grossesse...

De fait, comme les ostéopathes admettent eux-mêmes, cette médecine manuelle n'est pas adaptée aux maladies graves, purement organiques ou s'accompagnant d'états infectieux ou inflammatoires importants. Elle s'adresse plutôt à des pathologies fonctionnelles, où corps et psyché sont intriqués.

L'ostéopathie est aussi parfois employée chez des nourrissons pour régler des problèmes d'agitation ou du sommeil ou supprimer une déformation du crâne secondaire, par exemple, à la pose de ventouses ou à l'utilisation d'un forceps durant l'accouchement.

Un nouveau cadre légal

La loi du 4 mars 2002, article 75, relatif à "l'usage professionnel du titre d'ostéopathe ou de chiropracteur" autorise le titre d'ostéopathe ou de chiropracteur à des praticiens non médecins. Les décrets de la loi entendaient mettre fin à une situation où de nombreux non-médecins pratiquaient l'ostéopathie en toute illégalité, sans garantie pour les patients. Les praticiens non-médecins devraient ainsi bénéficier de formation valable et validée d'une durée de 6 ans. Par ailleurs, pour avoir le droit de pratiquer leur profession, les ostéopathes devront désormais être inscrits sur une liste dressée par le représentant de l'Etat dans le département de leur résidence professionnelle. Enfin, ces professionnels seront dorénavant soumis à une obligation de formation continue. De nouveaux textes auraient du préciser ces points mais depuis la promulgation de la loi, aucun décret n'a vu le jour.

La polémique a récemment été relancée par l'Académie nationale de médecine. Dans un communiqué du 30 mars 2004, les sages s'inquiètent des conséquences de cette loi, soulignant "que les méthodes à visée diagnostique et thérapeutique prônées par l'ostéopathie s'appuient, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, sur des a priori conceptuels dénués de tout fondement scientifique. L'Académie sait très bien que ces méthodes sont, depuis toujours, pratiquées. Mais elle ne saurait les cautionner". Plus que l'élargissement de la profession à des non-médecins, l'Académie préfère que l'enseignement de ces pratiques manuelles reste l'objet de troisième cycle lors de la formation des médecins, ces enseignements ayant "fait l'objet d'une évaluation et reposant sur une formation préalable rigoureuse, fondamentale et clinique". En janvier 2006, alors que les décrets se font toujours attendre, l'Académie récidive et rappelle que "les manipulations vertébrales exigent un diagnostic médical préalable, en dehors de tout contexte philosophique" et que "les autres techniques manuelles utilisées dans un but thérapeutique sont nombreuses mais sont proches de celles enseignées dans les écoles de kinésithérapie, dont la qualité et la rigueur sont reconnues en France".

En France, la majorité des ostéopathes sont des médecins ou des kinésithérapeutes. Le nombre d'ostéopathes non-médecins semble se situer autour de 300 à 400.

 

(Écris par Dr Corinne Tutin)

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